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Quito : au-dessous des volcans

La lumière de Quito resplendit des sortilèges éparpillés d’une identité multiculturelle et, se réappropriant ses racines, demeure un symbole accompli de l’utopie baroque.
L’avion déchire la couronne de nuages et dissout l’horizon qui, il y a encore quelques instants laissait admirer, sur un bleu translucide, les cimes et les cratères enneigés du Cotacachi, de l’Imbabura, du Cayambe, du Cotopaxi, des Pichincha, dans l’éblouissement magique d’un hologramme atemporel. L’atterrissage à l’aéroport Mariscal Sucre ne procure jamais d’émotions blasées.
Enchâssée entre deux cordillères parallèles, l’occidentale et l’orientale (la royale), Quito étire ses quartiers du nord au sud sur plus de quarante kilomètres et sur les cinq de large que lui octroie le couloir andin des flancs de la Sierra. Culminant entre 2850 et 3200 mètres d’altitude, elle est la deuxième capitale la plus haute d’Amérique du Sud derrière La Paz, la bolivienne, et la troisième du monde après Lhassa, au Tibet. Grâce à sa situation topographique, historique, culturelle et patrimoniale exceptionnelle, peu de villes peuvent revendiquer les inestimables trésors qu’offre cette cité mythique à plus d’un titre.

Texte : Catherine Peyre - Photos : Philippe Crochard