Gand : flamande et vibrante
Capitale flamande, cité belge de plus de deux cent mille habitants et de cinquante mille étudiants, ville d’art et de culture, Gand vit, vibre et même pétille. En alliant un présent animé à un passé glorieux, dans le dédale de ses clochers et de ses tours, de ses quais historiques et de ses églises, mais aussi de ses rues commerçantes et de ses quartiers populaires, de ses terrasses de cafés et de ses nombreux lieux de fêtes.
Nous voilà au pied du beffroi, la grande tour de guet du XIVe siècle (et aussi le symbole des libertés communales dans les cités flamandes) qui culmine aujourd’hui à 91 mètres. Là-haut, le dragon de cuivre doré fait la girouette - il pèse quand même 400 kilos - au-dessus du campanile de pierre qui abrite les 53 cloches du carillon... et du bâtiment de la Halle aux Draps, où les drapiers réglaient, au XVe siècle, le commerce des laines et des draps.
En passant devant le théâtre national de Gand (le théâtre flamand), nous rejoignons la cathédrale Saint-Bavon, considérée comme “l’une des plus somptueuses maisons de prière de Flandre”. A l’intérieur (immense) de cet édifice des XIVe, XVe et XVIe siècles, un véritable musée avec notamment le polyptyque de “L’Adoration de l’Agneau mystique” de Jan Van Eyck... et aussi “Jésus parmi les docteurs” de Frans Pourbus et “la Conversion de Saint Bavon” par Pierre-Paul Rubens. Dans la crypte, qui remonte au début du XIIe siecle, on peut voir le triptyque du “Calvaire” de Juste de Gand... et actuellement, en raison des travaux entrepris au musée des Beaux-Arts, quelques unes des grandes oeuvres des primitifs flamands dont deux peintures de Jérôme Bosch !
La Limburgstraat nous mène au château de Gérard le Diable, une austère demeure médiévale du XIIIe siècle, qui voisine avec la statue de Lieven Bauwens, l’importateur de la filature mécanique en Europe (inventée en Angleterre et passée en fraude à Gand).




