Séoul : l’insaisissable...
Coincée entre le tout-puissant Japon et l’immense Chine, la Corée est longtemps restée repliée sur ses secrets. En quarante ans, Séoul s’est métamorphosée en mégalopole ultramoderne où l’Histoire et la nature ont miraculeusement survécu.
Après onze heures de vol, l’arrivée à Séoul est un choc. Capitale de la Corée depuis 1394, quand le général Yi Seonggye y créa la dynastie Choson, cette ville donne au gigantisme toutes ses lettres de noblesse. Béton, acier, voies rapides, ponts, buildings et écrans géants confèrent à cette mégalopole asiatique un visage quasi- inhumain, bien loin de celui, vieillot et plus avenant des grandes villes européennes. Déroutant, déboussolant, imprévisible, les qualificatifs ne manquent pas pour baptiser le cœur palpitant de la Corée du Sud. Pour y plonger, il faut accepter de laisser ses repères de bon vieil Européen à l’aéroport. Aucune ville du pays n’est comparable à Séoul, ni en taille, ni en influence. Moteur d’un développement économique galopant depuis les années 60, la capitale, à 90 % rasée pendant la guerre de Corée, s’est reconstruite à la verticale, sans schéma d’urbanisme défini, les bulldozers repoussant toujours plus loin les quartiers auxquels ont réussi à s’accrocher de vieilles maisons au toit de bois...




