Venise : les masques...
Allegra est comtesse et le Florian, son quartier général. Elle y paraît tous les soirs de carnaval, entre 18 et 22 heures, entourée d’une cour de gentilhommes aux beaux atours, de gentes demoiselles aux corsages avantageux et de ducs éméchés à l’épée encombrante. Elle tient salon en vitrine, sous les décors en faux marbre et les peintures du XVIIe siècle. Allegra dispose ses courtisans, commande les rafraîchissements, règle les derniers détails de la soirée privée qui se tiendra dans l’un de ces palais mystérieux et inaccessibles au commun des mortels. Rien ne pourrait situer cette scène dans le temps. Rien, hormis nos contemporains, hommes du XXIe siècle en jeans et blouson, qui s’agglutinent contre la vitre comme autant de papillons fous attirés par la lumière. Ce n’est pas un tournage mais la magie du carnaval de Venise. Cette magie qui happe tout le monde, partout, à tout moment, au détour d’une ruelle sombre, à l’angle d’un pont biscornu, sur une jetée ballottée par les vagues ou au gré d’une gondole longiligne.
Office national italien du tourismeCompagnie aérienne Air France
Compagnie aérienne Alitalia Texte et photos : Antoine Lorgnier



