Le Cap : l'espérance
C’est en 1651 que les premiers colons européens, venus de Hollande, s’installent au Cap alors escale de la toute-puissante Compagnie des Indes. Quelques années plus tard, des huguenots français les rejoignent et plantent des vignes dans les vallées avoisinantes. Aujourd’hui, au pied de la montagne de la Table, le Cap est le nouveau visage d’une Afrique du Sud en pleine mutation.
Au Cap, il est bien difficile de se sentir en ville. Il y règne un petit on-ne-sait-quoi d’insouciance, un parfum de vacances, de légèreté. Et ce ne sont pas les quelques gratte-ciels du quartier des affaires qui viendront porter la contradiction. Même les hommes d’affaires s’y promènent la veste négligemment jetée sur l’épaule. Le soleil y est pour beaucoup, évidemment, mais aussi cette situation étonnante entre mer et montagne.
Jadis, le premier marin à en apercevoir la silhouette recevait une pièce d’argent. Pour tous les équipages, la montagne de la Table, “Table Mountain”, signifiait vivres frais à profusion et eau potable après de bien longues semaines passées en mer. Ce n’est pourtant pas de cette perspective de nourritures terrestres et de ripailles que vient son nom, mais de sa forme : un sommet parfaitement plat, identifiable à coup sûr et qui, en s’abîmant dans les flots plus au sud, forme le Cap de Bonne-Espérance.
Omniprésente, la Table se dresse à chaque coin de rue, s’impose partout en toile de fond, s’imprime sur chaque photo. Seul moyen d’y échapper : y grimper. Les plus courageux le feront à pied au terme d’une inoubliable balade au milieu des protées, ces fleurs charnues et colorées, emblèmes de la ville. Les autres prendront le téléphérique.




