Parme : épicurienne
Mon nom est associé à un roman de Stendhal et à la couleur des violettes. J’ai entendu les premières vocalises de Giuseppe Verdi, les gammes de Nicolas Paganini et vibré sous la baguette d’Arturo Toscanini. Mes murs inspirèrent les peintures d’Antonio Allegri dit le Corrège et de Francesco Mazzola dit le Parmesan. Je suis une étape gastronomique célèbre pour mon jambon si fin et si savoureux et pour mon fromage à pâte dure au goût inimitable.
Qui suis-je ?
Mais oui, je suis la belle parmesane, l’une des grandes cités historiques d’Emilie Romagne, installée le long de la Via Emilia, l’antique grande voie romaine qui relie Milan à Rimini et la côte Adriatique. Certes, je suis fière, mais je ne peux dissimuler longtemps les trésors que j’abrite en mes murs. Comme de nombreuses villes italiennes, mon histoire est tumultueuse. Ma naissance est Etrusque (525 av. J.-C.) et mes premières années romaines. Libre au Moyen Âge, puis Lombard, je suis tout à tour adopté par les Visconti, les Sforza, les Français et le Pape Paul III. Mes plus belles années viendront avec la dynastie Farnèse jusqu’en 1731. Les Bourbons qui succédèrent m’apporteront des influences napolitaines, espagnoles et surtout françaises, voire napoléoniennes. Marie-Louise d’Autriche, seconde femme de Napoléon, contribua, à son tour, à ma prospérité et mon éclat. Aujourd’hui, je n’ai plus de pouvoir politique, mais je reste un centre artistique de grande renommée et un haut lieu de la gastronomie italienne.
Sofitel Parma Grand hotel
Vincent Guerrier




