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Chügoku (province) : Chügoku : à la recherche des samouraïs

Huit heures vingt, aéroport international du Kansai, me voici tout impatient, malgré onze heures trente de vol, de découvrir quelques descendants de samouraïs au cœur du Chügoku, à l’extrémité ouest de l’île principale du Japon. Emporté par le train express jusqu’à Osaka, puis par le fameux Shinkansen version Nozomi (la plus rapide), à 300 km à l’heure, les images contrastées d’un pays, qui marie à tout instant tradition et modernité, défilent dans ma tête.

Hiroshima pour souvenir
Inévitablement, son nom évoque la catastrophe nucléaire et un certain bombardier américain appelé l’Enola Gay dont le chargement sous ses ailes a pulvérisé la ville le 6 août 1945. En parcourant les larges avenues, on imagine difficilement le cataclysme et la “pluie noire” tombés du ciel. Point de passage obligatoire : le dôme de la Bombe A ! Là, à quelques mètres de l’épicentre de la déflagration nucléaire, l’un des rares édifices non totalement détruit, a été conservé en l’état, en témoignage. Il dresse sa carcasse métallique vers le ciel, comme un doigt qui accuse l’horreur. Entre deux bras de la rivière Ota, une grande esplanade s’étire, du mémorial des enfants où flottent quelques dessins colorés, jusqu’au musée de la Paix. Le bâtiment carré du musée propose des schémas, des maquettes, des photos, des films et des animations pour mieux comprendre le destin de Hiroshima. La dernière salle, où s’accumulent images poignantes, parfois intolérables, d’enfants et d’adultes, et surtout des restes de vêtements calcinés vous laissent sidéré et grave.

Office National du Tourisme Japonais
Japan Airlines
Reportage Vincent Guerrier