Cognac : un goût de paradis
Contrée bachique, métaphore entre tradition et modernité, Cognac ne livre pas tous ses secrets aux pieds des vignes. Il faut rencontrer le bouilleur de cru, écouter les récits du maître de chai, passer la porte du tonnelier, parcourir la Charente en gabare, flâner dans la vieille ville et partager son histoire, découvrir les mille églises du vignoble… Promenades épicuriennes aux abords des quais de la Charente.
Au cœur des Charentes, la petite ville de Cognac se déguste comme un bon film policier ou tout simplement comme l’élixir célèbre dont elle porte le nom et qui a fait sa fortune. A mi-chemin entre Angoulême et Saintes, et de là reliée à l’océan par Rochefort, Cognac a prospéré grâce à la Charente. Cette rivière, de près de 360 km, qui des monts du Limousin rejoint les marais, en passant par les prairies où paissent tranquillement les vaches charentaises et les vignes réputées, a été une liaison fluviale essentielle. Henri IV ne disait-il pas “Charente, le plus beau ruisseau de mon royaume”. Par la Charente et sur des bateaux à fond plat -les gabares - le papier, les pierres de taille d’Angoulême et la liqueur ont transité vers l’océan, et le sel marin, le bois et le charbon ont fait le chemin inverse.



