Evora : bleu, blanc, jaune et vert
Là-bas, “alèm Tejo” (au-delà du Tage), la vie s’écoule au ralenti dans les petites villes et villages immaculés, lovés dans les replis des vastes champs de céréales, piquetés de vignes, d’oliviers ou de chênes-lièges. Au rythme des saisons et des semailles, ces paisibles paysages bucoliques se parent de fleurs des champs sur fond d’un beau vert acide, qui vire plus tard à l’or chaud des blés mûrs. Plus que partout ailleurs au Portugal, l’Alentejo exsude la légendaire “saudade”, cette mélancolie indescriptible, essence même du “fado”, que l’on attribue trop facilement au caractère des Portugais, au point d’en devenir parfois un topique un peu agaçant...



