Tallinn : la perle de la Baltique
Nichée au creux de la Baltique au sud d’Helsinki en Finlande et à mi-chemin de Stockholm en Suède et de Saint-Pétersbourg, en Russie, la capitale de l’Estonie est irrésistible et profondément attachante. Une cité médiévale où légendes et Histoire, souvent mariées pour le pire, n’ont toujours conservé que le meilleur.
Dans la lumière incandescente de l’été, les rues de Tallinn s’enflamment en un formidable brasier. D’habitude si sages et si discrètes, les élégantes façades baroques, gothiques ou classiques rougissent sous les regards attendris des derniers flâneurs. Et une fois la nuit tombée, l’histoire passionnée et passionnante de Tallinn surgit des pavés, des murs et des jardins, murmurant à l’oreille des retardataires mille et une légendes dans lesquelles faits d’armes et amours tumultueuses titillent sans relâche l’imagination. Comment pourrait-il en être autrement alors que la capitale de la “nation chantante” s’est forgée en absorbant, tel un mille-feuilles, cultures danoise (prise de la ville en 1219, Tallinn signifiant “la ville des Danois”), germanique (les Chevaliers teutons rachètent la cité et affirment leur pouvoir de 1346 à 1561), suédoise (de 1561 à 1710) puis russe jusqu’en 1918 et de 1944 à 1991 ? Une succession de traditions et de pouvoirs qui a rendu cette ville à jamais inclassable.



