Berne : si provinciale et pourtant capitale
Il est presque cinq heures de l’après-midi et le spectacle commence. Que voulez-vous, ici, les heures sonnent avec quatre minutes d’avance pour permettre au public de s’installer devant l’horloge. Donc, le coq chante et bat des ailes, le bouffon agite ses clochettes, les ours armés défilent, Chronos retourne son sablier, le chevalier en armure dorée frappe la grosse cloche...
Oui, nous sommes à Berne au pied de la Tour de l’Horloge - l’illustre Zytglogge pour donner dans le patois local - à cette heure si propice. Celle où le soleil printanier semble caresser encore plus affectueusement la cité, où les arcades, qui bordent les rues, invitent irrésistiblement à la flânerie, où les fontaines colorées, plantées en pleine chaussée, font chanter leurs eaux... et où les Bernois viennent volontiers vous afffirmer que leur cité est encore un grand village - le plus grand de la Suisse, quand même - et qu’il y fait toujours bon vivre !



